Je n'aimais pas l'école,mais je ne dirais pas que j'étais un mauvais éléve.Je me sentais incompris,injustement dévalorisé par cet homme qui me faisait peur par sa haute stature,une voix de stantor,une poigne de fer,strict sur la dicipline.Je le pensais insensible à tout,aujourd'hui décédé,je le vois autrement.
Mes jours les plus bénis courent dans les taillis.Je me souviens où gamins nous pataugions dans les ruisseaux environnants,jouant à nous asperger d'eau.Nous revenions trempés,les chaussures inondées,nos escapades nous entrainant jusqu'à la rivière, on tombait fréquemment dans l'onde claire et fraiche glissant des rondins de bois qui nous aidaient à traverser sur l'autre berge pour rejoindre la rive.Cela m'était égal,je ne pensais qu'à m'amuser et vagabonder à travers champs avec mon copain.Ma Mère par contre se désespérait,me voyant trop frequemment rentrer les vêtements mouillés et crottés ou bien même déchirés en essayant de passer sous les barbelés des clôtures.Elle me récupérait dans un état pitoyable.En compensation,je l"aidais parfois à faire la lessive,c'était le lundi,jour ou la lessiveuve débordait de mousse avec de longs borborysmes,bouillonnant et crachotant à toute vapeur.La machine à laver brassait ensuite le linge énergiquement et nous nous retrouvions à rincer dans de grands baquets remplis d'eau de pluie.venait finalement l'essorage des draps nous positionnant chacun à une des extremités et tordant à l'extreme la toile afin de l'essorer au maximum.L'étandage se faisait sur des fils tendus dans la cour,les piéces séchant ainsi au grand air et au soleil,donnant cette douceur et se parfum des draps frais tellement agréable et doux si glissant le soir venu.
kinkacool (http://www.ecrivez.org)