Assise sur le rebord du monde j’ai tenu dans ma main
La dernière goutte d’eau meurtrière
Je voulais jouir de transe la première
A me voir accomplir ce geste malsain
Je me suis lavée de ta sève jusqu’à la lueur du néant
En tournoyant, virevoltant, criant des mots durs
La bouche rouge révélant ma scandaleuse nature
J’ai cueilli ta vertu et j’ai craché dessus en riant
Peau arrachée, tailladée, j’ai gravé de ma beauté
Le tourment lent de tes entrailles
La candeur du cerisier blanc a recouvert l’entaille
En une cruelle harmonie de décadente pureté
Reine adulée sous une pluie de pétales
Je t’ai aimé dans un silence envoûtant
Telle une mythique promesse de fuir le temps
Et de glacer un cœur fatal
Néo-démon de l’absolu livré par le ciel
Effleurez violemment ma lèvre
Frappez, violez, torturez sans trêve
Pour la défaite du paradis artificiel
suddgumi (http://www.ecrivez.org)