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ORGIE DIABOLIQUE... LE RETOUR... (suite)...



Je m’écroulais au milieu de ma cuisine, anéanti par la vision d’horreur, Max… le gorge tranchée, Max… mon ami, mon seul ami… D’un mouvement brusque, je me retournais, sentant une présence derrière moi, elle se tenait dans l’embrasure de la porte, un sourire sur les lèvres, les mains derrière le dos, elle me fixait, elle ne m’était pas étrangère, mais elle n’avait rien à faire là… Pourquoi me souriait-elle comme cela, et que pouvaient bien cacher ses mains, je dormais encore, ce n’était pas possible, je rêvais encore, tout ceci n’était pas réel… Que pouvait bien faire Constance dans ma cuisine…

« Tu ne rêves pas Tom, c’est bien moi, viens mon amour, viens… »
Je reculais jusqu’à la table, pour m’y appuyer, ayant peur de perdre l’équilibre… Je ne comprenais rien à rien, elle s’approcha de moi, en ramenant ses mains devant elles, dans l’une elle avait une lame et dans l’autre une capsule, qu’elle me tendit :
« Tu n’as pas pris tes pilules Tom, ce n’est pas bien ça… tiens avales… », Me dit-elle, en me tendant la petite boîte… La lame qu’elle tenait était ensanglantée, avait-elle tué Max, qu’allait-elle faire, et malgré qu’elle s’approchait de plus en plus de moi, au point que sa lame commença à piquer ma peau, je n’avais aucune crainte et ni aucune envie de fuir, j’attrapais les pilules, et en avalais deux comme d’habitude…
« C’est bien mon amour… tu sais que tu es plus fort avec ses pilules… tu le sais… », Elle me souriait, et tout bêtement j’obéissais, comme déconnecté du monde des vivants, je ne savais plus ce que je faisais… Pourtant mon mal de tête  toujours aussi fort, me signalais que j’étais bien vivant, un mal de tête qui ne me quittais plus depuis des jours maintenant, des semaines même…

Ma vue se brouilla, la lame me transperçait, et Constance riait, un rire déchirant,
« Fais moi l’amour Tom… fais moi l’amour, comme l’autre jour… », Me dit-elle… Elle jeta le couteau à terre, et prit mon visage entre ses mains, elle m’embrassa sauvagement, m’arrachant presque les lèvres avec ses dents… La pièce se mit à tourner, j’avais l’impression de perdre l’équilibre, mais Constance maintenait mon corps, avec le sien, mes mains tenaient la table, elle descendit le long de mon corps, et s’agenouillât, descendit mon jean, et enfoui sa tête entre mes jambes, sa bouche chaude réveilla en un éclair, mes sens… Je me laissais dévorer par cette furie, au milieu du sang, de la mort, sans éprouver aucune gêne, comme si tout ceci n’était qu’un rêve… encore un de ces rêves incohérents… et pourtant qui paraissaient si réels…

Elle se releva satisfaite et souriante, recula pour sortir de la pièce, et se retrouva dans le salon, je la suivis, comme un automate, elle se déshabillait, et jetait ses vêtements à travers le salon, tout en riant, et m’invitant à la suivre… Force et rage s’emparait de moi, je n’avais qu’une envi, c’était de la dévorer à mon tour… et malgré mes étourdissements de temps à autres je continuais d’avancer vers elle, poussant tables, coussins, et chaises sur mon passage, avec violence…
« Viens Tom… viens mon amour… », Me disait-elle, sa voix raisonnait dans ma tête, jusqu’à me rendre fou… elle entra dans ma chambre, et s’allongea sur mon lit… Je n’en croyais pas mes yeux, la chambre ne ressemblait en rien à ce qu’elle était d’habitude, il n’y avait que le lit au milieu de la pièce, tous les autres meubles avait disparu.  Les draps étaient noirs, les voilages qui  entouraient le lit aussi, des centaines de bougies allumées, étaient posées à même le sol, un sol rouge, rouge comme le sang… l’ambiance était plus que glauque, glaciale…

Elle écarta ses jambes, se caressant les cuisses, et son sexe, en m’invitant à y entrer…Ma tête n’était plus que douleur, mais mon corps la réclamait,  la désirais, une attirance incontrôlable, s’était emparé de moi…Je plongeais sur elle sans plus attendre, nos corps se sont entremêlés, cris et gémissements s’échappèrent de nos gorges, au fur à mesure de nos ébats…Sueurs et sang inondèrent les draps au fur et à mesure de nos mouvements… Des baisers brûlants, des caresses chaudes, nos sexes en fusions, nous n’étions plus que deux êtres assoiffés de sexe, deux bêtes sauvages et incontrôlables… chacun se donnant à l’autre sans retenu, toute la nuit, nous avons fait l’amour, ce fut diablement excitant. Ma tête et mon sexe n’étaient plus qu’un brasier ardant… qui me faisait souffrir, mais Constance arrivait à me faire oublier ce mal étrange qui depuis des semaines me consumait à petit feu… ce mal qui m’envoyait dans un autre monde, qui m’empêchait de discerner le vrai du faux, le bien du mal…Je ne répondais plus qu’à un seul désir, le sexe… Constance était une déesse, gourmande et diaboliquement infatigable, et inlassablement, elle s’engouffrait en moi, me dévorait, m’épuisait en m’inondant de baisers, de caresses… Ses seins, ses hanches, ses mains, sa bouche, je pus goûter à toute les parties de son corps, qu’elle m’offrait généreusement, elle n’en finissait plus de se frotter à moi, à ma peau… Son sourire m’enivrait, me troublait, mon corps fut dévasté, ma tête épuisée, la nuit fut rythmée par une orgie infernale, c’était du délire, j’oubliais même, le sang qui recouvrait le sol, les murs, les bougies, qui dégoulinaient un peu partout, et pire Max, mon ami Max gisant au beau milieu de ma cuisine… Comment pouvais-je à ce point perdre la tête, la folie m’avait conquit…

Au petit matin, je me réveillais, mon torse me faisait un mal épouvantable, je découvrais des tâches noirs sur le sol, draps noirs, et voilages avaient disparu, bougies oubliées, ce que je prenais pour du sang, n’était simplement que des tâches de café, une tasse était renversé… Je me levais, pour courir à la cuisine, personne, il n’y avait personne, aucune trace de Max, pas la moindre trace de sang, les couteaux tous à leur place. Oh la cuisine était bien en bordel, de la vaisselle, dans l’évier depuis pas mal de temps, mais c’était tout. Je retournais au salon, celui-ci était comme la plupart du temps, remplis de détritus en tout genre, tabac froid, bouteille d’alcool vide à même le sol, vêtements sales, reste de pizza, plat chinois, bref, mon salon était comme j’avais l’habitude de le laisser, après une fiesta. Direction la salle de bain, toujours un peu vaseux, je titubais presque, j’avais toujours un mal de tête épouvantable, mais je finissais presque par m’y accoutumer… Idem, rien n’avait changer de place dans ma salle de bain, j’ouvris le petit placard de la pharmacie, pour y attraper, mes pilules, qu’instinctivement, j’avalais, toute le journée,  à raison de deux tous les trois ou quatre heures, comme ça, sans savoir pourquoi finalement… Un rapide coup d’œil dans le miroir, effectivement, mon torse était couvert d’entailles, un peu partout, ce qui expliquais ces picotements, assez pénible, tout de même, mais qui ne m’inquiétais pas vraiment…

De retour dans ma chambre, je m’effondrais sur mon lit, essayant de réfléchir rationnellement, j’avais encore rêver tout simplement, je verrais certainement Max au boulot tout à l’heure, et Constance dans les couloirs, je ne raconterais pas mon rêve, cette fois ci à Max, à force, il risque de me prendre pour un fou, ce que je suis certainement… J’avais du encore passer une nuit à boire, et à me vautrer dans les bras d’une fille, que j’avais ramener de, je ne sais ou. J’étais encore tomber sur une junkie, ceci expliquant les lacérations sur ma peau, un jour cela finira mal… Elle avait du repartir au petit matin, me laissant à mes rêves, la descente… après de bonnes doses de médoc, ou autres substances illicites, que je m’offrais de temps à autres… Pour moi, cette version des faits tenait la route… Je secouais ma tête, m’ébouriffant les cheveux avec les mains, j’étais assis au bord du lit, quand j’entendis une voix dernière moi… je me levais d’un bon, pour regarder derrière moi…
« Tom… mais qu’est-ce qui t’arrive en ce moment ?... tu as vu l’heure… viens te coucher… Tom… Viens… »…
Mes yeux sortirent presque de mes orbites, « Lisa… c’est toi… mais… enfin… qu’est-ce que… »… Je n’arrivais plus à articuler, je n’en croyais pas mes yeux… Il était clair, que je déraillais complètement…
Lisa était revenue…  

veronique (http://www.ecrivez.org)


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