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ORGIE DIABOLIQUE... SHERAZADE...



Je passais toute la journée à errer dans mon bureau, je n’avais aucune explication logique à ce qui se passait dans ma vie, dans mes nuits surtout, en ce moment, j’avais bien tenté de téléphoner à Constance, pour qu’elle puisse me raconter, mais au premier coup de fil, elle me fit comprendre, qu’elle ne voulait plus rien avoir à faire avec moi, « Vas au diable… tu es cinglé … », m’avait-elle dit… Elle ne répondit plus à mes autres appels… Il était dix sept heures, je m’empressais de prendre mes affaires et de quitter mon bureau, mon mal de crâne toujours aussi présent… Je croisais Max dans le couloir :
« Tu viens boire un verre Tom, c’est moi qui rince… », Me demanda t-il,
« Non… Max… je… je dois y aller… »,
« Ok… Tom… mais fais gaffes à toi… mec, tu m’inquiète… », Insista Max…

Le quartier était délabré, jamais on aurait pu croire qu’une âme puisse vivre de ses taudis aux murs décrépits, dans cette humidité, dont l’odeur se mélangeait avec les narguilés des hommes, et les essences des femmes que je croisais, l’endroit était pour le moins troublant… Dans une de ces ruines, derrières une porte épaisse, je découvris un univers encore une fois plus qu’attirant… une pièce exigu, des hommes voilés assis en tailleur, jouant sur des mandolines, des flûtes, et autres instruments dont je ne connaissais pas le nom… Leur musique créait une atmosphère envoûtante, les narguilé laissaient échappés des fumets forts agréables, et je ne me fis pas prié pour embrumer mon esprit, des vins, des fruits furent servi, des thés aux arômes étranges, coulaient dans ma gorge…  Et au bout de quelques heures, elle apparut, une étrange créature, aussi belle qu’épouvantable, elle se tortillait devant moi, des serpents enroulés autour de son cou, autour de ses bras, qu’elle léchait de temps à autres…Son corps était aussi souple que celui des serpents. Puis je pris peur, d’autres créatures rampantes, déboulèrent de tout les côtés pour bientôt remplir la pièce, leurs langues, me chatouillaient les pieds, les mains, j’essayais avec beaucoup de mal, de me recroqueviller, pour ne pas être toucher par ses sales bestioles… La jeune Shérazade devant moi, riait, amusé par mes peurs… les fumées m’enivraient, la musique me pénétrait, la danseuse m’excitait, l’ambiance était propice aux mélange des corps, des peaux, tous mes sens étaient en éveil, l’appel du sexe se faisait sentir …

Là sur un tapis, je tendis le bras, pour attraper la jambe de la danseuse, elle bascula, et se retrouva sur moi, elle continua à onduler, les serpents, parcoururent mon corps, j’avais l’impression qu’ils me mordaient, que leurs venins, m’ensorcelaient, mes yeux me trahissaient, je croyais par moment, que la langue de la Shérazade, était celle d’un serpent, et qui dans ma bouche, mélangeait son venin avec ma salive… Je secouais la tête, pour reprendre mes esprits, mais rien à faire, la danseuse continuait d’engouffrer sa langue de reptile dans ma bouche, la faisait courir contre les parois humides de ma bouche, puis sur mon visage, sur ma peau… Aussi incroyable que cela puisse être, j’adorais ça… et malgré le fracas infernale dans ma tête, et les serpents qui s’agitaient de plus en en plus sur le sol, je n’avais qu’une seul envi, celui de copuler avec ma Shérazade d’un soir…alors d’un mouvement brusque, je me relevai et fit étendre la danseuse sur le sol, sur les serpents, son rire m’invitait, ses yeux verts m’inspiraient, à son tour elle m’agrippa les jambes pour que je me couche sur elle… Une attraction puissante, nous envahissait, alors avec frénésie, j’enfournais mon sexe ardant dans le calice chaud de ma Shérazade… elle entortilla ses jambes autour de moi, ses mains sur mon dos me griffaient, elle m’essoufflait, de ses pieds sur mes fesses, elle me dictait la cadence, c’était fort et rapide, violent et bon… nous hurlions de plaisir, malgré les morsures des serpents, qui nous entouraient… jamais je n’avais encore ressenti ce genre d’émotion, tous mon être lui appartenait, nous ne faisions plus qu’un, et dans une dernière étreinte plus forte et plus déchaîné que jamais, sous les hurlements de nos deux gorges, je déversais ma semence, dans le gouffre attisé de ma danseuse diabolique… Avec une puissance incroyable, je sentis ma Shérazade me projeter à terre, me retrouvant à mon tour sur le lit de serpents qui jonchait le sol… Je dégoulinais de plaisir, l’excitation avait été à son comble…
J’étais anéanti, comme vidé, ma danseuse m’avait épuisé… Elle était fière d’elle en se relevant, et se mit à rire, mes yeux me trahissaient toujours, je crus voir le visage de la mort en la regardant, je fus saisi de spasmes, les serpents m’avaient mordus partout, je sentais la fièvre monter en moi, ma Shérazade riait… riait…toujours, et son rire me provoqua des nausées… je fermais les yeux un moment, pour les rouvrir, mais rien à faire les images embrouiller, tantôt celle d’une belle jeune fille, tantôt celui d’un monstre, c’était horrible, alors je refermais les yeux, ma tête toujours en ébullition… Et dans un bruissement d’air, tout disparu…

Un bruit sourd me sortit de ma léthargie, dans laquelle j’étais plongé, je n’avais pas réalisé que j’étais allongé sur le tapis en plein milieu de mon salon…C’est quand je me suis réveillé en sursaut, à cause des coups à ma porte, qu’instinctivement, mes mains tâtèrent mon corps, à la recherche de, je ne sais quoi… Mon corps me démangeait,  je me mis à me gratter comme un fou… J’avais encore fais un horrible cauchemar… quoi que… J’étais encore une fois troubler, et mon corps était si endolori, que je me mis un temps fou, avant d’aller ouvrir…
« Tom… Ouvres… Tom… »… C’était Max, je le fis entré, dans mon appartement encore une fois sans dessus, dessous…
« Tom… qu’est ce que tu as fait mec… cela fait trois jours que j’essaie de te joindre… »
« Quoi »… Mais qu’est ce qu’il me racontait, on s’était quitté la veille, après une sale journée au bureau… « Enfin Max, c’est moi qui boit et c’est toi qui perd les pédales », je m’écroulais sur le sofa, en faisant signe à Max d’en faire autant…
« Tom… tu as disparu pendant trois jours, et figures toi… enfin… je ne sais pas comment t’annoncer cela… je m’inquiète sérieusement pour toi… mec… il va falloir que tu m’explique… »
« Quoi encore Max… »
Max, le regard livide m’annonça froidement :
« Je t’ai suivi l’autre jour, en sortant du bureau… »,
« Et », dis-je curieux,
« Et… j’ai perdu ta trace dans un quartier mal famé, ou il y a des entrepôts désaffectés, tu as montré une carte ou je ne sais quoi pour rentrer dans une espèce de boîte de nuit glauque… »… Max s’arrêta un moment, et continua plus livide que jamais, « Les flics ont découverts le cadavre d’une jeune danseuse dans ce même quartier hier… c’est dans tous les journaux ce matin… Tom cette fille était couverte de morsures… des morsures d’homme… et regardes toi… tu es tellement dans le cirage que tu ne t’es même pas regardé dans une glace…Tom…regardes ton torse mec… qu’est ce qui s’est passé… qu’est ce que tu as fait… Tom…qu’est ce que tu as bien pu faire… »…

véronique (http://www.ecrivez.org)


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