Je me sentais bizarre encore une fois, après avoir ingurgiter une quantité de vin astronomique, j’avais du perdre connaissance, puisque, lorsque je me suis réveillé, j’étais au milieu d’une pièce circulaire, nu comme un ver, les pieds et poings liés sur une espèce de stèle… les murs autour étaient recouverts de tissus, de voilages, des pétales de roses jonchaient le sol, et des hommes et femmes se vautraient dans la luxure, tout autour de moi…
Certains debout, d’autres assis sur des coussins, d’autres encore allongés, les mains parcouraient les corps, les langues s’enchevêtraient, les seins, les sexes étaient en éveils, les uns se donnaient aux autres, sans la moindre gêne, tout ce petit monde gémissaient de plaisir, riaient de bonheur, de temps à autres, les partenaires s’échangeaient, l’un allant goûter la peau d’un autre, le vin coulait à flot, les jambes, les bras, les torses, s’entremêlant à ni plus rien comprendre… Un frisson me traversa le corps, quand elle apparut devant la stèle une lame à la main… Je ne l’avais pas reconnu toute de suite, c’est quand elle grimpât sur mes jambes, et qu’elle se pencha pour me donner un baiser, que je vis… c’était la même femme que dans le couloir du bureau l’autre jour, la même qui une nuit, avait bu mon sang, m’avait rendu fou…
Elle commença à onduler sur mon torse, frottant ses seins dressées sur ma peau, elle était chaude, et me souriait, ses dents aussi blanches et pointues que la dernière fois…c’était terriblement sensuel, les rires des autres, leurs gémissement me montaient au cerveau, je n’en pouvais plus… avec la lame, elle dessina des cercles sur mon torse, et de temps à autre, me perçait la peau de la pointe, pour faire couler un peu de sang, qu’elle léchait…Mon excitation s’accentuait, elle me regarda fixement, cherchant dans mes yeux de la peur, mais bien au contraire, est-ce le vin ou l’ambiance nouvelle, cette musique, qui doucement berçait les corps, les faisant danser les uns dans les autres en cadence, cette musique que l’on croyait sortir des murs, et ce vent qui s’engouffrait de temps en temps dans la pièce, stimulant, les envies de chacun, les poussant à plus de perversités dans leurs actes, et leurs rires, qui me rendaient fou, qui pénétraient mon cerveau, pour raisonner à ses parois, et ce murmure s’échappant de nulle part qui me soufflait des « vas-y, vas-y »… Avec une force incroyable, je défis mes liens d’un seul mouvement de bras, et me redressait, empoignait ma partenaire part les cheveux, et d’un geste brusque, l’obligeât à prendre mon sexe ardant, dans sa bouche… J’étais comme fou, je voulais que cet instant ne s’arrête jamais, j’exultais…
Après m’avoir déguster avec délectation, le lâchait prise, ma déesse se redressa en ricanant son rire me perça les tympans, cela me rendait fou… elle détacha mes pieds, je me jetais à terre… La pièce se mit à tourner… tourner… j’avais l’impression que j’allais vomir, les hommes et les femmes s’étaient approchés de moi, je sentais leurs mains sur ma peau, leurs ongles, comme des griffes sur mon corps, me lacérer, et c’était bon, ils buvaient, le sang s’échappant des petites fissures de mon torse, et riaient de plus en plus fort… Et puis sans savoir pourquoi, ils s’écartèrent pour me laisser passer, alors je la vis, debout devant moi, appuyé contre le mur… comme dans mon rêve l’autre nuit, elle aussi, elle avait le même visage que l’une des diablesse de l’autre nuit… Elle riait… elle aussi… Des voix me murmuraient, « prends-là… prends-là », et je pouvais lire sur ses lèvres, « viens… je t’attends… viens »… Alors je me suis jeté sur elle… je l’ai dévoré de baisers, lui arrachant presque les mamelons avec mes dents, lui caressant le sexe intensément avec mes mains, avant d’y pénétrer mes doigts… et elle riait toujours… alors d’un seul coup, je l’ai plaqué contre le mur, placer une de mes mains sur sa bouche, pour ne plus entendre son rire qui me déchirait le crâne, et puis de mes genoux je lui écartais les jambes, avec une telle force qu’un grincement s’échappa de sa gorge, et dans son antre brûlant, j’y pénétrais mon sexe… Je pouvais sentir son sourire sous ma main, cela m’excitait… m’excitait au plus haut point…
Après une danse endiablée de nos deux corps enchevêtrés, sous les regards des hommes et des femmes qui nous entouraient, l’extase jaillit par des gémissements de plaisirs, tellement fort qu’ils couvrirent les murmures des autres qui n’avaient pas cesser de nous susurrer des mots incompréhensibles… Une douleur abominable me pénétra le cerveau à ce moment là. Alors je lâchais ma proie, ma déesse, qui continuait de me sourire, pour tomber à genoux sur le sol glacer…
Je pris ma tête entre mes mains…
Sept heures, le 24 Novembre 2005, je me réveillais dans la salle de bain, avec un mal de crâne épouvantable, le froid du sol, m’ayant saisi la peau… Un parfum de rose pénétrait la pièce, je trouvais une robe, dans la baignoire, d’où s’échappait le parfum, probablement la robe d’une ancienne conquête, je n’y prêtais pas attention, j’en étais incapable… Mes yeux étaient vitreux, mon cerveau en compote, mon halène horrible, je puais la sueur et le sexe, comme l’autre matin… Avais-je encore rêvé certainement, quand je découvris, les cadavres vides de bouteilles jonchés sur la table du salon, et cette odeur abominable, de joints froids écrasés dans le cendrier…Tant bien que mal, je me rendis au bureau…
Max, comme à son habitude m’agrippa, dans le couloir, mais cette fois-ci son regard était morbide, il me poussa presque dans mon bureau et referma la porte…
«Tom… qu’est-ce qui s’est passé, tu es malade ou quoi ?... »
Je ne comprenais rien, ce n’était pas la première fois que j’arrivais avec la gueule de bois, il était souvent complice de mes javas d’ailleurs…
« Tom… Constance m’a appelé en pleine nuit, pour que je vienne la chercher… putain mec, tu déconnes ou quoi… »…
Mon cerveau avait un mal de chien à se regrouper, j’étais larguer, ou voulait-il en venir…je le regardais béatement…
« Elle ne viendra pas au bureau aujourd’hui… »
« Quoi Constance, pourquoi tu me parles de Constance… », Le coupais-je…
Max s’agitait, je ne comprenais pas pourquoi il me parlait de Constance, sa secrétaire, on avait un peu chahuter avec elle une fois ou deux, chez moi, mais pourquoi il me parlait d’elle aujourd’hui…
« tu as perdu la tête mon pauvre, une chance que je l’ai dissuadé de porter plainte contre toi… que tu l’a lève et l’a ramène chez toi, ok, bien que tu me l’a piqué sous le nez… bref… mais merde Tom… elle dit que tu l’a violé… elle avait bu et toi aussi d’accord, elle n’était pas contre au départ peut-être, mais t’as dérapé mec, je sais pas à quoi tu joues… mais merde un viol, et puis tu lui as mordu la poitrine à sang… tu es malade Tom… »
Mais qu’est-ce qu’il racontait, Constance n’était pas venu chez moi, la nuit dernière, j’étais seul… enfin je crois…
« Arrêtes max, tu me fous la trouille avec tes conneries, j’étais seul hier soir »…
« Tu es malade Tom… Malade… tu devrais arrêter la bibine, tu te rappelles même plus ce que tu fais… et c’est qui ce type qui t’attendais en bas hier soir ?... »
« J’en sais rien moi… j’ai vraiment ramené Constance chez moi… », J’étais incapable de m’en souvenir… Max était fou furieux…
« Tom… merde tu n’as pas vu sa poitrine… je ne sais pas ce que vous avez fait, à quel jeu vous jouer avec ton nouveau pote, mais c’est pas sain, pas sain du tout, la petite est terrorisée… je suis venue la chercher chez toi… tu dormais… regardes ton torse mec si tu ne me crois pas, c’est pas beau à voir… tu déconnes mec… sérieux… tu déconnes… »…
Max tourna les talons, et me laissa seul dans mon bureau, je m’effondrais sur mon fauteuil, toujours aussi nauséeux, comme l’autre jour…J’avais l’impression d’être passé sous un rouleau compresseur, et je n’arrivais pas à discerner le faux du vrai…
« Mais j’ai rêvé… c’est tout… j’ai rêvé… et puis c’est qui ce mec dont Max me parle… il faut que j’en ai le cœur net… »… Je me levais, et quittais mon bureau, pour me rendre aux toilettes… Je découvris mon torse dans la glace…
« Bon dieu… qu’est-ce que sais… qu’est-ce que j’ai fait… merde… qu’est-ce qui s’est passé cette nuit… Il faut que je voie Constance… »…
véronique (http://www.ecrivez.org)